Publié par : Steve Simard | 14 mars 2011

Réflexion sur l’art

Plus qu’un simple divertissement, l’art est un moyen de vivre une expérience, une perspective autre sur le monde par le biais d’une œuvre. Certaines vont nous marquer plus profondément que d’autres, certaines vont influencer des générations en entier, mais comment et pourquoi ? Qu’est-ce qui sous-tend cette puissance de l’art, cette capacité à nous émouvoir et à nous amener ailleurs ?

Quand est-il de l’art aujourd’hui ? Existe-t-il un courant majeur qui unifie l’art actuel ? Certains diront qu’il s’est évaporé sous les effets de sa commercialisation, qu’il est trop près de la subjectivité des auteurs ou trop près du quotidien pour exprimer des universaux. Est-ce que l’art plus « authentique » est condamné à être marginalisé ?

Enfin, cette rencontre sera également l’occasion de discuter de la création artistique et de son apprentissage. Ce qui ressort de votre propre expérience en tant que créateur, ou plus simplement d’une vie inspirée par l’art.

La rencontre aura lieu lundi le 21 mars à 19h, à la bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage.

Plus qu’un simple divertissement, l’art est un moyen de vivre une expérience, une perspective autre sur le monde par le biais d’une œuvre. Certaines vont nous marquer plus profondément que d’autres, certaines vont influencer des générations en entier, mais comment et pourquoi ? Qu’est-ce qui sous-tend cette puissance de l’art, cette capacité à nous émouvoir et à nous amener ailleurs ?

Quand est-il de l’art aujourd’hui ? Existe-t-il un courant majeur qui unifie l’art actuel ? Certains diront qu’il s’est évaporé sous les effets de sa commercialisation, qu’il est trop près de la subjectivité des auteurs ou trop près du quotidien pour exprimer des universaux. Est-ce que l’art plus « authentique » est condamné à être marginalisé ?

Enfin, cette rencontre sera également l’occasion de discuter de la création artistique et de son apprentissage. Ce qui ressort de votre propre expérience en tant que créateur, ou plus simplement d’une vie inspirée par l’art.

Publié par : Steve Simard | 11 février 2011

Rencontre – L’art du conflit : guerre, politique et économie

Son existence se saisit tant sur les plans micro que macro-sociologiques, le conflit est dans la nature et la société, partout les raisons nous y mènent parfois. Qu’est-ce que le conflit ? Qu’est-ce qui mène deux individus ou deux peuples à la lutte à mort ?

Durant les derniers siècles, les mœurs se sont adoucies, certes, mais le conflit demeure toujours présent. Mais aussi, faut-il vraiment chercher à l’éliminer complètement ? Ou, autrement dit, est-ce qu’une société sans conflit serait une société idéale ? Ou sinon, quelle est sa place et son utilité, que se soit entre individus, à travers le politique, le marché ?

Certains le voient partout, en font l’objet d’une lutte sociale. Le conflit ne serait pas seulement la guerre, mais serait institutionnalisé à travers l’économie, la politique. En d’autres termes, des classes d’individus seraient soumises à d’autres à travers les organisations économiques et le système d’État, avec ses différents paliers d’ordres hiérarchiques. Est-ce que l’art du conflit résiderait justement dans le voile des structures de domination ou ne serait-ce que l’évitement de ses dérives trop destructives ?

Et il y bien sûr le conflit le plus exacerbé : la guerre. Elle se fait au nom de l’appropriation de ressources, d’idéaux démocratiques, de croyances religieuses… Que se soit la guerre « au nom de ceci » ou de « cela », existe-t-il des guerres justes ? Voire, des moyens justes de faire la guerre ?

La rencontre aura lieu lundi le 21 février à 19h, à la bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage.

Publié par : Steve Simard | 8 janvier 2011

Rencontre – La communication, du signe à Facebook

La communication humaine s’est profondément transformée au cours des derniers siècles, en particulier sous les effets de la démocratisation de l’écriture et de l’évolution des technologies. De l’arrivée des médias de masse jusqu’à Internet, courriel et réseaux sociaux, dans quelles mesures ces changements ont-ils, pour le meilleur et pour le pire, transformés nos sociétés ?

Pour répondre à cette question, nous poserons d’abord quelques bases anthropologiques et théoriques de la communication humaine, pour ensuite cheminer vers sa condition sociale contemporaine.

La rencontre aura lieu lundi le 17 janvier à 19h, à la bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage.

 

Voici quelques suggestions de lectures complémentaires :

CASTELLS, Manuel. La société en réseaux : l’ère de l’information

McLUHAN, Marshall. The global village: transformation in world life and media in the 21st century

Publié par : Steve Simard | 4 décembre 2010

Rencontre – Sartre et la liberté

« La liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut. » - Jean-Paul Sartre.

Objet de réflexion majeur du début XXe siècle, la liberté est pour Sartre l’homme qui se fait à partir de ce qu’il est, biologiquement comme sociétalement. C’est la création de l’être-pour-soi, dans l’immanence des êtres-en-soi et dans le monde relationnel de l’être-pour-autrui. Dans sa condamnation à la liberté, l’homme est d’abord son existence avant son essence. Pas de nature humaine prédéterminée pour Sartre, Dieu est inutile. L’Homme est son propre projet, d’où aussi pour lui la nécessité de s’engager socialement.

La liberté se crée dans les lousses de l’engrenage de la société. Elle est le jeu à saisir, dans un monde largement structuré par la bureaucratie, la technique et la distance électronique.

Là où elle s’arrête, celle des autres commence. Aussi élevée soit la liberté, aussi grande est la responsabilité qui forme son envers.

Liberté philosophique, liberté sociale : quelles formes pouvons-nous donner aux chaînes ?

 

Suggestion de lecture :

Numéro spécial de la revue Le Portique sur « Sartre. Conscience et liberté »

http://leportique.revues.org/index719.html

 

La rencontre aura lieu le 13 décembre 2010,

À la bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage, 19 heures

 

Publié par : Steve Simard | 9 novembre 2010

Rencontre – éducation et société

Le cœur des sociétés bat par le renouvellement de ses générations, qui font repousser ses racines à travers l’éducation. Apprendre la langue, les chiffres et les sciences, apprendre à vivre, à bouger et à critiquer… l’éducation forme de diverses manières les nouveaux esprits, qui formeront en retour les suivants. Quels sont, selon vous, les valeurs et les principes d’orientation qui devraient se retrouver à la base du système d’éducation, que ce soit d’un point de vue universel ou pour le cas actuel que présente notre société ?

Le système éducatif québécois s’est dernièrement largement transformé sous les effets du programme de la réforme. Renouvellement obligé pour les uns, dangereuse régression pour les autres, la réforme reste toujours l’objet de controverses. Quelle est votre opinion sur elle ?

Comme pour la rencontre précédente, je vous encourage fortement à préparer une courte présentation de 5 à 10 minutes qui traite d’un article, d’une partie d’un livre, ou qui expose vos propres connaissances et opinions sur l’éducation. Il n’est pas obligatoire de composer un texte, ni de s’en tenir strictement aux questions posées ci-dessus. Pour les intéressés-es, écrivez-moi à cerclePSQuebec@gmail.com, en me disant en une ligne ou deux de quoi vous aller parler, question de bien pouvoir structurer la rencontre.

À bientôt !

Steve Simard

Rencontre du 15 novembre 2010, Bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage, à 19 h.

Publié par : Steve Simard | 9 octobre 2010

Rencontre – Réflexion sur l’art

Agencement d’éléments selon un sens nouveau, l’art s’adresse à l’émotion et à la sensibilité, cherche à nous faire vivre une expérience. Alors que l’intellect et la raison ne peuvent que dire et démontrer les choses, l’art les montre. Qu’est-ce que l’intellect peut nous révéler sur l’art, sur le sens de ce qu’exprime l’indicible ?

Des films, romans, peintures, musiques, pièces de théâtre, certaines œuvres ont marqué profondément les civilisations ou nous-mêmes. Qu’est-ce qui est sous-jacent à leur pouvoir ?

Pour la prochaine rencontre, j’invite ceux et celles qui le désirent à préparer un court exposé sur un article ou un chapitre de livre traitant de l’art. Vous pouvez également préparer un court exposé sur votre propre point de vue sur le thème. Votre présentation pourra chercher à répondre à l’une des deux questions précédentes ou à en soulever une nouvelle. Les autres participants-es pourrons ensuite la commenter et donner leur propre point de vue. Une préparation qui est évidemment non obligatoire.

Publié par : Steve Simard | 10 septembre 2010

Rencontre – Nietzsche et la volonté de puissance

La volonté de puissance est une notion centrale dans l’œuvre de Nietzsche. Souvent mal interprétée comme volonté de domination ou de pouvoir politique, elle est plutôt une volonté d’élévation ou de « transcendance ». Une notion qui mène, d’un point de vue « moral », au « surhomme », figure nietzschéenne de l’individu explorant les possibilités de son existence, exploitant les pouvoirs de la pensée, de l’imagination, de la création. Une morale qui implique un « devenir plus » pour l’humanité ; « l’homme est un pont entre le singe et le surhomme », dit Nietzsche. Cette perspective très individualiste renie toutefois toute socialisation, qu’elle soit capitaliste, communiste, religieuse, et place la morale des maîtres sur celle des esclaves. D’un point de vue plus général, de la volonté de puissance dérivent tous les instincts et fonctions organiques, et elle fournit ainsi les bases d’une certaine philosophie de la nature nietzschéenne. Enfin, elle rend compréhensible toute interprétation et évaluation du monde, à la base, pour Nietzsche, de sa critique de la philosophie et de la religion.

Pour le premier cercle de lecture de cet automne, nous explorerons la pensée de Nietzsche à partir de la notion de volonté de puissance, en particulier autour des éléments mentionnés ci-dessus. Voici quelques questions susceptibles d’alimenter les discussions et débats : Quels sont les apports de Nietzsche à votre propre pensée ? Qu’est-ce qui mérite une critique ? Par quelles autres moralités peut-on opposer celle de Nietzsche et du surhomme ? Quelle serait pour vous votre philosophie de la nature ?

Vous trouverez ci-dessous une liste de lectures suggérées. Elles ne sont évidemment pas obligatoires ; vous êtes la ou le bienvenu-e au cercle même si vous ne connaisse rien de Nietzsche. Si vous maîtrisez bien l’anglais oral, je vous suggère plus particulièrement les leçons, toujours très claires et accessibles, de Robert Solomon.

(La recontre aura lieu lundi le 20 septembre 2010 à 19h00, à la bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage. Pour la liste des rencontres de cet automne, consultez la page « Liste des rencontres »)

 

Quelques livres aux bibliothèques de la ville de Québec :

GRANIER, Jean. Nietzsche, Paris : Presses universitaires de France, 2004, c1982, collection « Que sais-je? » : 2042, 126 p. [Liens vers Astrolable]

TINLAND, Olivier. Nietzsche : il a pensé le chaos du monde : la faillite de la vérité, la mort de Dieu, la volonté de puissance, l’inversion des valeurs, Paris : Scali : Le Nouvel Observateur, 2007, 280 p. [Liens vers Astrolable]

Ressources Internet : 

LEDURE, Yves. « Mort de Dieu et volonté de puissance », Le Portique [En ligne], vol. 8, 2001 http://leportique.revues.org/index126.html 

MANICKI, Anthony. « Nietzsche et la radicalisation de l’interprétation », Tracés. Revue de Sciences humaines, n° 4, L’interprétation, décembre 2003 [en ligne], http://traces.revues.org/index3823.html

SANGHARAKSHITA. Friedrich Nietzsche, le bouddhisme et l’homme supérieur http://www.centrebouddhisteparis.org/Friedrich_Nietzsche__le_bouddhisme_et_l_homme_superieur.pdf

 Ressources audio (en anglais)

SOLOMON, Robert. « Nietzsche: The Ubermensch and the Will To Power », No excuse : existentialism and the meaning of live, lecture 10-13, Course No. 437 (3 min.) http://www.youtube.com/watch?v=v8fvXxAvt8I

SOLOMON, Robert. Nietzsche : will to power, lecture 23, parties 1-3, (30 min.) http://www.youtube.com/watch?v=qQBk37Xd9NY&p=A6A67C1AEEE0F438&playnext=1&index=65

Publié par : Steve Simard | 16 mai 2010

Rencontre – spiritualités, entre religion et athéisme

On peut définir la spiritualité comme étant la relation avec le transcendant, avec ce qui est donc au-delà de la vie immanente et des besoins matériels, explorant les dimensions supérieures de l’esprit humain et des « forces » du monde. Longtemps l’exclusivité de la doctrine de l’Église chrétienne en Occident, la spiritualité est maintenant le lieu d’une grande diversité de croyances et de pratiques, entremêlant éléments des religions traditionnelles, croyances mystiques et faits scientifiques. Un thème qui touche toujours l’épineuse question de l’existence de Dieu, où religion et science se livrent souvent de forts débats.

Pour la prochaine rencontre, je propose la formule suivante : dans un premier temps, j’invite les participants qui le désireront à présenter en quelques minutes leur point de vue personnel sur la question de l’existence ou non de Dieu et sur la manière dont ils considèrent la spiritualité. Suivra ensuite une discussion générale et des débats sur les éléments ressortis.

Par ailleurs, au-delà des différences de croyances personnelles et en dépit des certitudes souvent très tranchées des religieux et des athées envers leur position, on peut se demander s’il est possible de trouver un « terrain d’entente » entre tous. Quelles bases et valeurs peut-on entrevoir en vue d’établir un espace pour une spiritualité humaine universelle ? La prochaine rencontre sera également l’occasion de développer sur la question.

La religion restant toujours un thème toujours très personnel et profondément ancré dans les croyances de chacun, le respect de tous est évidemment de mise. Le but de la rencontre n’étant pas tant de tenter de convaincre les gens d’adhérer à son point de vue, mais bien de le partager dans un esprit d’enrichissement réciproque.

Publié par : Steve Simard | 4 avril 2010

Rencontre : le sens de l’existence

Quel est le sens de l’existence ? Le questionnement est universel, bien qu’il ne fût pas toujours posé dans ces termes ou de manière explicite. Un questionnement devenu nécessaire pour l’être humain conscient de son existence, dont l’action immanente et instinctive cherche à se dépasser dans un sens plus englobant, supérieur, transcendant… Le sens de l’existence rassemble les représentations et croyances les plus larges qui répondent aux « pourquoi » ultimes de l’existence humaine, dans le recul le plus large qui est permis à la pensée de se situer. Une manière de voir le monde qui implique donc tout ce qui est possible de sentir, de comprendre et d’imaginer.

Que ce soit par les sociétés, les groupes sociaux ou les individus, les réponses amenées ont pris des formes les plus diverses à travers l’histoire. Le sens de l’existence pourra être lié à des ancêtres, à un sens inhérent à la « nature », à un ou plusieurs dieux, à une recherche de progrès matériel ou social, à une quête de sens plus individuelle, etc. C’est lui qui fonde en dernière instance l’agir individuel et social, rend légitime le pouvoir en place ou sa contestation, motive la répétition des tâches quotidiennes comme les projets collectifs intergénérationnels. Ce sont les buts, projets, valeurs pour lesquelles on mobilise le plus de temps et d’efforts, les idées par lesquelles on devient ce qui est visé, parfois jusqu’à en mourir pour elles.

Pour la prochaine rencontre, je ne donnerai pas de lectures spécifiques, je vous propose plutôt d’élaborer, à partir de vos propres réflexions, lectures et méditations, votre propre point de vue sur le thème. Quel est pour vous le sens de l’existence humaine ? En quoi fait-il partie d’un sens plus englobant de l’existence en général ? Quel est le sens de votre propre existence ? Quel constat peut-on faire de l’évolution du sens de l’existence des sociétés à travers l’histoire ? Voilà quelques-unes des questions qui seront discutées.

Au plaisir de vous entendre à ce sujet.

Publié par : Steve Simard | 1 mars 2010

Suggestion de lecture

Voici les lectures suggérées pour la prochaine rencontre sur « l’individualisme et la société contemporaine ».

LASCH, Christopher. La culture du narcissisme, Climats, 2000, [1979], pp. 29-83.

 RIESMAN, David. La foule solitaire, Anatomie de la société moderne, Arthaud, 1964, pp. 23-63.

 LIPOVETSKY, Gilles. L’ère du vide, essai sur l’individualisme contemporain, Gallimard, 1983, pp. 39-89.

 Voilà donc quelques références plutôt classiques sur le domaine, vous pouvez également nous donner d’autres lectures et suggestion. Si jamais la lecture est ardue à certain passage, n’hésitez pas à me poser des questions sur le blogue.

 Bonne lecture.

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