« La liberté, ce n’est pas de pouvoir ce que l’on veut, mais de vouloir ce que l’on peut. » - Jean-Paul Sartre.
Objet de réflexion majeur du début XXe siècle, la liberté est pour Sartre l’homme qui se fait à partir de ce qu’il est, biologiquement comme sociétalement. C’est la création de l’être-pour-soi, dans l’immanence des êtres-en-soi et dans le monde relationnel de l’être-pour-autrui. Dans sa condamnation à la liberté, l’homme est d’abord son existence avant son essence. Pas de nature humaine prédéterminée pour Sartre, Dieu est inutile. L’Homme est son propre projet, d’où aussi pour lui la nécessité de s’engager socialement.
La liberté se crée dans les lousses de l’engrenage de la société. Elle est le jeu à saisir, dans un monde largement structuré par la bureaucratie, la technique et la distance électronique.
Là où elle s’arrête, celle des autres commence. Aussi élevée soit la liberté, aussi grande est la responsabilité qui forme son envers.
Liberté philosophique, liberté sociale : quelles formes pouvons-nous donner aux chaînes ?
Suggestion de lecture :
Numéro spécial de la revue Le Portique sur « Sartre. Conscience et liberté »
http://leportique.revues.org/index719.html
La rencontre aura lieu le 13 décembre 2010,
À la bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage, 19 heures
Quelle horrible ironie du sort ; le travail demain m’empêchera de participer au cercle philosophique portant sur la liberté ! Je souhaitais tout de même exprimer quelques ébauches de pensées, qui peut-être pourront alimenter le cercle de demain.
La phrase de Sartre (l’homme est condamné à être libre) résonne toujours aussi violemment dans mon fort intérieur, malgré les années qui passent… Toutefois, le terme « condamné », bien qu’il ne serve qu’à accentuer la gravité de cette liberté individuelle, possède une connotation peut-être trop dramatique ou négative à mon goût. L’homme doit porter le fardeau de sa liberté tout en réussissant à y trouver de la joie, de la bonne humeur ; il doit voir prendre cette condamnation avec une gaiété inébranlable, il doit apprendre à danser avec le fardeau de la liberté sur ses épaules. On doit considérer Sisyphe comme un être heureux, comme disait camus…
Concernant «l’existence précède l’essence», il s’agit d’une formule jolie en théorie, mais pratiquement inapplicable en pratique, pour la simple et bonne raison que l’on ne peut jamais faire complètement abstraction du milieu, de la culture, de la morale dans laquelle nous naissons ; notre quête d’authenticité, de briser les idées reçues sera toujours elle-même empreinte de ce que nous tentons de d’éliminer…
Notre existence sera toujours parfumée d’une certaine essence, qu’on le veuille ou non. C’est pourquoi notre quête, notre destin, notre liberté ne prend réellement son sens qu’à l’intérieur de l’époque, du milieu, du contexte dans lequel nous existons.
Bon cercle à vous tous !
Par Martin Forget le 12 décembre 2010
à 23:51
Merci beaucoup Martin, je vais en tenir compte demain durant ma petite présentation. À la prochaine saison et passe un beau temps des fêtes !
Par Steve Simard le 13 décembre 2010
à 01:01