Son existence se saisit tant sur les plans micro que macro-sociologiques, le conflit est dans la nature et la société, partout les raisons nous y mènent parfois. Qu’est-ce que le conflit ? Qu’est-ce qui mène deux individus ou deux peuples à la lutte à mort ?
Durant les derniers siècles, les mœurs se sont adoucies, certes, mais le conflit demeure toujours présent. Mais aussi, faut-il vraiment chercher à l’éliminer complètement ? Ou, autrement dit, est-ce qu’une société sans conflit serait une société idéale ? Ou sinon, quelle est sa place et son utilité, que se soit entre individus, à travers le politique, le marché ?
Certains le voient partout, en font l’objet d’une lutte sociale. Le conflit ne serait pas seulement la guerre, mais serait institutionnalisé à travers l’économie, la politique. En d’autres termes, des classes d’individus seraient soumises à d’autres à travers les organisations économiques et le système d’État, avec ses différents paliers d’ordres hiérarchiques. Est-ce que l’art du conflit résiderait justement dans le voile des structures de domination ou ne serait-ce que l’évitement de ses dérives trop destructives ?
Et il y bien sûr le conflit le plus exacerbé : la guerre. Elle se fait au nom de l’appropriation de ressources, d’idéaux démocratiques, de croyances religieuses… Que se soit la guerre « au nom de ceci » ou de « cela », existe-t-il des guerres justes ? Voire, des moyens justes de faire la guerre ?
La rencontre aura lieu lundi le 21 février à 19h, à la bibliothèque Gabrielle-Roy, salle Gérard-Martin, 2e étage.